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Epicure

Nous sommes dans une ère ou le développement personnel est en vogue et ou des livres de recettes toutes faites nous sont proposés... voir, pour certain, jeté au visage.


Fût une période de ma vie, j'eusse été une grande consommatrice de ce genre de lecture, d'écoute. Mon parcours chaotique sur la recherche du bien être face à mes expériences, mes traumas, mes questionnements m'ont mener partout et nul part! Plus je lisais sur le développement personnel, moins je me sentais en phase. On nous suggère beaucoup de remède miracle, de recette qui en pratiquant 10min par jour nous promet un changement radical.

J'ai lu, j'ai compris et testé; avec enthousiasme au début, persévérant au milieu, acharnement sur la fin! J'ai appris de mes expériences (je ne peux le nier), j'ai évolué, réfléchis mais je ne sentais toujours pas la plénitude promise de me lecture! C'est alors, un jour ou j'entendis les signes de l'univers, que je découvre la philosophie Antique. Socrate, Platon, Aristote, Épicure,... tout un monde de réflexion s'ouvre à moi, je sens une révélation qui opère. Plus de recette toute faite, mais des questions profondes sur moi-même. Plus de théorie sur «tu ne dois pas faire-ci», «tu dois agir comme-ça», «parler comme-ci» mais une construction sur les fondements même sur ce qui je suis... En posant mes fondations, je découvre mon libre arbitre.. et je vous jure, ça fait un bien fou!

J'aimerai vous présenter le philosophe que j'étudie en ce moment; Épicure.



Philosophe, dit matérialiste, de la Grèce Antique (342 av. J.C), il est le fondateur du mouvement philosophique : L'épicurisme.

Lorsque nous entendons épicurisme, nous avons l'image d'une personne aimant la chair et la luxure, n'ayant aucun tabou, ni aucune retenue dans ses actions et ses pensées. Il n'en est rien, le message de sa philosophie est bien plus simple et plus modéré que l'on veut bien le croire.

Épicure ne parle ni d'orgie, ni de sur-abondance, il parle de simplicité, de justesse et questionne le genre humain sur la notion de bonheur. Il résume son idéologie du bonheur en une phrase:


«Le bonheur est de se débarrasser des troubles de l'âme»


Ce bonheur qui nous file entre les doigts dès qu'on croit l'avoir saisi! Ce bonheur que nous avons de cesse de poursuivre indéfiniment, que nous croyons insaisissable, alors qu'il est en nous. Notre recherche du bonheur se perd dans la notion de désir. Ce désir qui nous fait partir dans l'excès, car, dans notre quête de plaisir, le désir nous coupe de la conscience de l'être. Le désir vorace consume et emprisonne, rend vulnérable, envieux et avide. Nous cherchons donc coûte que coûte à aller vers le plaisir en excès pour satisfaire nos désirs.

Hors, il n'y a pas de bonheur possible dans l'excès!


«Le plaisir est le début et la fin du bonheur»


Tout plaisir est un bien qui pourtant ne doit pas être assouvit, autant que tout malheur est un mal qui ne doit pas forcément être évité! Chaque plaisir et chaque malheur doit être réfléchit et philosophé sur la notion de ce qu'ils nous apportent dans notre équilibre interne.


Épicure nous parle de 3 sortes de désirs:

  1. Le désir naturel et nécessaire: manger, boire, respirer, se reproduire (car sans ce désir l'humanité s'éteindrait!)

  2. Le désir naturel mais non-nécessaire: manger un plat copieux avec un bon verre de vin. Ce désir fait plaisir et rend heureux, sauf s'il est pratiqué à tout les repas. Ce genre de désir peut être assouvit avec plaisir, mais surtout avec modération.

  3. Le désir non-naturel et non-nécessaire: manger un plat copieux, avec un excellent verre de vin, dans une assiette en argent! Désir vain, dit non-naturel car c'est l'expression d'une dégénérescence. Ce désir apparait dès le moment ou l'on y goûte et dès lors ou l'on ne parvient plus à s'en passer; on tombe donc dans l'addiction.

Le fait de s'habituer à ses désirs non-naturel et non-nécessaire, amène à en vouloir toujours plus afin de retrouver les sensations des premières fois. C'est ce qui arrive aux personnes souffrant de fortes dépendances aux drogues, alcool, émotions extrêmes,... Le désir de trouver à l'extérieur de soi, ce que nous n'avons pas à l'intérieur de soi.


Le bonheur d’Épicure se trouve dans la retenue, la frugalité, la simplicité des choses vraies, la maîtrise de soi, l'équilibre, la sagesse. Car lorsque nous ne maitrisons plus le bonheur, c'est le bonheur qui nous maîtrise!

Osons se poser la question, et pourquoi pas se créer un classement, sur ou en sommes-nous de ces 3 désirs. Notre quotidien est-il harmonieux ou sommes nous à la recherche du toujours plus? Avons-nous besoin de tout ce que nous consommons ou sommes-nous dans les désirs vains.

Une bonne façon de reprendre possession de sa vie, de ses besoins et de ses plaisirs simple.

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